22 janvier 2012 : Marche nationale Pour La Vie


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Actualités septembre 2011


Mexique : victoire pro-vie
La Cour suprême du Mexique
a rejeté un recours de partisans de l'avortement pour faire déclarer anticonstitutionnel un texte législatif d'un Etat mexicain interdisant l'avortement. Au Mexique, seul l'Etat de la capitale fédérale Mexico a totalement dépénalisé l'avortement possible dans les 12 premières semaines de gestation, depuis une loi votée en avril 2008 et ratifiée par la Cour suprême un an plus tard. Le vote de cette loi a été le point de départ d'une campagne pro-vie appuyée par l'Eglise catholique, qui s'est traduite par le vote dans 16 Etats mexicains sur 31 de lois protégeant la vie dès la conception.

France : la "contraception de rattrapage" délivrée par des infirmiers

Le 28 septembre dernier, un amendement présenté par M. Robinet a été adopté. Il a pour objet de permettre un accès effectif aux contraceptifs en modifiant l’article L. 5134 du code de la santé publique sur deux points. Il est tout d’abord proposé que les sages-femmes puissent prescrire une contraception (hors situations pathologiques qui relèvent de la compétence des médecins) et assurer le suivi biologique de la patiente. Par ailleurs, il est proposé d’adapter les dispositions de la loi HPST du 21 juillet 2009 relatives à la délivrance de la contraception dans les services universitaires et interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé (SUIMPPS) en la limitant à la seule contraception d’urgence et en autorisant les infirmiers exerçant dans ces services à procéder à la délivrance et l’administration de cette contraception de rattrapage.(source : le salon beige)

Tentatives croissantes d’imposer la culture de mort à l’ONU

Durant les mois d’été,  le Secrétariat Général des Nations Unies a publié un rapport du Comité des Droits de l’Homme qui affirme que toutes les nations devraient accepter que les femmes et les filles aient un droit d’accès

à l’avortement pour que celles-ci puissent jouir de leurs droits de l’homme. Le rapport, rédigé par le rapporteur

spécial de l’ONU Anand Grover , fait le lien entre l’avortement à la demande et le droit fondamental au

standard le plus élevé de santé physique et mentale. Selon lui, “les lois pénalisant et réduisant l’avortement [IMG et IVG] sont des exemples par excellence d’entraves inacceptables à la réalisation des droits des femmes à la santé, et doivent être éliminées”. M. Grover poursuit en disant que la seule légalisation de l’avortement est (certes nécessaire mais) pas suffisante pour considérer que les Etats ne sont pas coupables de violation du droit

 

des femmes à la santé. Les Etats doivent aussi activement promouvoir la procédure. [...]

Espagne : procès contre la pilule du lendemain

L'association nationale des avocats chrétiens en Espagne souhaite poursuivre les ministres responsables de sa diffusion pour « négligences graves ». Il leur est reproché d'avoir autorisé la vente de la pilule sans ordonnance

malgré les risques graves et même mortels que cette molécule peut faire encourir à la santé. Risques qui sont connus depuis plus de 30 ans .De même, l'association espagnole pour la défense du droit à l'objection de conscience a rédigé une lettre ouverte aux présidents des Collèges de pharmaciens demandant leur soutien pour obtenir le droit pour les pharmaciens de refuser la vente de la pilule du lendemain.

Refus de l'avortement au Liechtenstein

La population du Liechtenstein a refusé de légaliser l'avortement, en votant contre une initiative populaire en ce sens soumise à référendum.

Grande-Bretagne : débat au Parlement sur l'avortement

Au parlement anglais, la députée conservatrice Nadine Dorries s’apprête à déposer un amendement visant à restreindre les facilités d’accès à l’avortement en Grande Bretagne, où l’IVG est actuellement autorisé

jusqu’à 24 semaines de grossesse. Après avoir tenté sans succès en 2008 de réduire ce délai maximal, elle s’attaque désormais à la prise en charge des entretiens pré-IVG par les cliniques où ceux-ci sont pratiqués.

 Elle souhaite qu’ils soient désormais externalisés vers des organismes indépendants, et qu’un délai de réflexion pouvant aller jusqu’à 10 jours soit requis pour les femmes qui font une demande d’intervention.

Les sages-femmes ne pratiqueront pas l'avortement par voie médicamenteuse

Pour la seconde fois, le Conseil constitutionnel a invalidé la pratique de l’IVG médicamenteuse par les sages-femmes (décision JO 11 août 2011).
En effet, le 24 mai dernier,  l’amendement scandaleux Poletti-Boyer avait été réintroduit dans la loi HPST; cet amendement prévoyait d’autoriser dans une région donnée (celle qui présente le plus fort taux d’avortements) la pratique des avortements médicamenteux par les sages-femmes.
Le Conseil d’Etat, durant l’été 2009, avait déjà annulé la procédure pour une question de délai. Les demandeurs ont donc reformulé la demande en la complétant.

Choisir la Vie, qui avait, à de nombreuses reprises, exprimée à ce sujet son mécontentement auprès des parlementaires et sénateurs et qui s'était mobilisée pour demander la saisine du Conseil constitutionnel, n'a pu que se sentir soulagée de la décision de ce dernier.
La prescription d’une IVG médicamenteuse restera toujours contraire à l’essence du métier de sage-femme dont la formation et les compétences sont orientées vers l’accompagnement et l’accueil de l’enfant à naître. Les obliger à devenir des auxiliaires de la médecine pour la pratique de l’avortement, met en péril le sens et les motivations attachés à la qualité de leur savoir-faire qui doit être préservé.  


22-23 oct : colloque à Bollène(84)

Tags:

Visage de sainteté, à l'Evangile de la Vie, les 22-23 octobre

à l'Evangile de la Vie à Bollène (84)

www.evangelium-vitae.org


Première fête liturgique du Bienheureux Jean Paul II
30 ans de l'enseignement de Jean Paul II sur la famille
50 ans de la mort de Sainte Jeanne Beretta Molla


… pour encourager nos familles et faire le plein d'essenCiel !


Parmi les intervenants
: Mgr Cattenoz ; Jean-Marie Meyer ; Jeanne-Emmanuelle Beretta Molla ; Père Marie-Christophe fj ;

Témoignages de couples. Temps de rencontres avec les jeunes et les fiancés



 

Programe
Samedi 22 octobre :
9h30 : Messe à la Collégiale Saint Martin
Puis, salle Brassens pour les enseignements et repas tirés du sac
Dimanche 23 octobre :
9h30 : Collégiale St Martin : enseignement puis Messe
Salle Brassens : 12h 15 : repas tiré du sac
14h15 : Enseignement et témoignages.
15h15 : Prière finale en envoie en mission
 
Aspects pratiques :
- Les Messes sont célébrées dans la Collégiale Saint Martin.
- La nuit d'Adoration de 22h – à 8h : chapelle de l'Evangile de la Vie : entrée : rue du Saint Sacrement
- Enseignements, « Village des Associations », repas tirés du sac : Salle des fêtes Georges Brassens : rue Jean Moulin
- Logement : chez l'habitant, dans la mesure des places disponibles. HOTELS en centre ville de Bollène : Hôtel du Lez : 16 Cours de la République - 04.90.470.09.92  ---  Hôtel de Chabrières : 7 bd Gambetta - 04.90.40.08.08 ---
- En train : gare SNCF Bollène-La Croisière. En voiture : A7 : sortie Bollène.
- Contact : 06.19.23.45.09
(Quelques changements pourront avoir lieu dans le programme, sans pour autant en changer l'esprit.)
 

Bioethique: adoption du projet de loi par le Senat

  
 
Projet de loi bioéthique : où est encore le principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon face à tant de dérogations ?

L'association CHOISIR LA VIE prend acte du projet de loi de bioéthique, adopté par le Sénat en deuxièm lecture.
Elle déplore les dispositions de ce texte qui, à l'instar de celles adoptées par l'Assemblée Nationale, énoncent le maintien du principe de l'interdiction de la recherche sur l'embryon tout en assortissant celui-ci, dans le même temps, de trop nombreuses dérogations.
 
CHOISIR LA VIE ne peut que regretter que la reconnaissance de la dignité inhérente à tout être humain ne soit pas pleinement octroyée à l'embryon et que sa protection puisse encore souffrir des exceptions.
 
De la même manière, le maintien de la systématisation du diagnostic prénatal a lieu de susciter toutes les inquiétudes. Ainsi, l'article 9 alinéa 4 de la loi prévoit que « Toute femme enceinte reçoit, lors d’une consultation médicale, une information loyale, claire etadaptée à sa situationsur la possibilité de recourir, à sa demande, à des examens de biologie médicale et d’imagerie permettant d’évaluer le risque que l’embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de sa grossesse. ». La rédaction de cet article ne laisse pas place au doute : le diagnostic prénatal, loin de revêtir une finalité potentiellement curative de la pathologie décelée chez l'embryon, n'aura d'autre finalité que d'éliminer purement et simplement celle-ci par l'élimination de celui qui la porte, à savoir l'embryon lui-même. Cette nouvelle disposition ne fera qu'accroître le recours à l'IVG (dont l'augmentation croissante est pourtant unanimement dénoncée!) par ces mêmes patientes, laissées désespérément seules et sans soutien face à l'annonce de l'attente d'un enfant « potentiellement différent ».
 
Devant ces aggravations de l'atteinte à la dignité humaine, CHOISIR LA VIE appelle la commission mixte paritaire qui sera chargée de se prononcer sur le texte à une prise de conscience éthique garantissant la dignité de toute vie humaine, commençante et si petite soit-elle.
 
Contact presse : Virginie Mercier 06 72 01 53 31

JOURNEE POUR LA VIE 20011

Journée Nationale pour la Vie

Dimanche 29 mai 2011

                                               « Fêter les mères, c’est accueillir la Vie »! 



Aujourd'hui, fut célébrée la Journée nationale pour la Vie, instaurée par Jean-Paul II et fixée par le Conseil Permanent des Evêques de France le jour de la fête des mères. Cette journée fut marquée dans la France entière par la célébration de la valeur et la beauté de toute vie humaine, de la grandeur de la maternité et de l’accueil de l’enfant.


Pour la 11
année consécutive, l'association Choisir la Vie, en partenariat avec la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC) et l’Union Pour la Vie (UPV), a pu promouvoir cette journée au travers de diverseactions de sensibilisation à l'accueil de la vie et de promotion de la maternité organisées dans de nombreux départements.

Ainsi, dans les semaines qui viennent de s'écouler, de nombreuses affiches ont été collées, des milliers d'autocollants distribués. Certaines villes ont organisé des expositions d'oeuvres artistiques sur le thème de la maternité, d'autres ont invité à une projection d'un film sur la vie in utéro etc...

Dans les paroisses, de nombreuses quêtes ont eu lieu pour soutenir les maisons d'accueil aux futures mères en difficultés et des intentions de prières ont été particulièrement consacrées à la protection de la vie naissante.

En ce jour de la fête des mères, Choisir la Vie a appelé chacun à se mobiliser pour fêter la Vie, en initiant ou en rejoignant une action prévue dans son département ou dans sa ville et à participer ainsi à la sensibilisation du grand public.

Contacts:

Choisir la Vie : Tel/fax 01 45 53 56 80 - choisirlavie@choisirlavie.fr

                         Coordinatrice : Patricia de Poncins (06 62 44 53 72). 

A la veille des debats a l'assemblee nationale :Il est encore temps!

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Chers amis,

A partir de demain, l'Assemblée nationale va reprendre les débats et les votes et examiner, de nouveau le projet de loi de bioéthique sur lequel se sont déjà penchés les sénateurs et la Commission spéciale de bioéthique. Celle-ci a adopté des amendements révélateurs d'une profonde dérive vers l'instrumentalisation de l'embryon et l'eugénisme.

 Ainsi, il convient de relever que cette commission spéciale a avalisé :

-       la suppression du principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon

-       la systématisation du diagnostic prénatal en inscrivant l'obligation pour le médecin de le proposer à toute femme enceinte sans considération de son état médical  (âge, antécédents...)

-       l'autorisation du don de gamètes par des individus, hommes ou femmes non encore parents
Si les députés suivent les choix opérés par cette Commission spéciale, la France basculera, dans les jours qui viennent, dans la mise en œuvre d'une politique eugénique à l'égard des enfants atteints de trisomie 21.
Il est encore temps d'agir !

 

Pour cela, il est encore temps par mail(http://www.assembleenationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp- cliquer sur le nom de votre député et vous aurez son mail)de rappeler à nos députés la valeur et la dignité attachée à chaque vie humaine si petite soit elle et commençante, d'encourager ceux dont la voix s'est déjà élevée en faveur du respect de la vie et de  demander instamment à tous d'être présents dans l'hémicycle lors du vote.

 

SI NOUS NE FAISONS RIEN, dans quelques jours, lorsque la loi sera votée, IL SERA TROP TARD !

 

Vous trouverez de nouveau ci-dessous, un modèle de lettre susceptible d'être adressée à votre député.

Nous comptons sur vous !

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MODELE DE LETTRE A VOTRE DEPUTE

 

Monsieur le député,

 A partir d’aujourd’hui, vous allez débattre, en seconde lecture, du projet de loi de bioéthique. Après le Sénat, la commission spéciale a adopté des amendements révélateurs d'une profonde dérive vers une instrumentalisation de l'embryon et un eugénisme des enfants atteints de handicap, parmi lesquels les enfants trisomiques.

Nous nous adressons à vous aujourd'hui afin que votre vote s'oriente vers :

 Le retour au principe de l’interdiction de recherche sur l’embryon sans dérogation : la reconnaisssance de ce principe reconnaîtra à  l’embryon sa nature d'être humain et lui conférera la protection qui lui est inhérente. Il permettra d'écarter toute instrumentalisation de l'embryon.

 Conditionner le recours au diagnostic prénatal afin que les tests ne soient proposés que si les conditions médicales l’exigent. En effet, la systématisation du recours au diagnostic prénatal, quels que soient l'âge de la mère, les antécédents médicaux ou les circonstances particulières de la grossesse ne peut qu'entraîner un recours accru à l'interruption volontaire de grossesse dont les conséquences, tant physiques que psychologiques lourdes sont maintenant très largement reconnues.

 Limiter strictement l’accès à l’assistance médicale à la procréation  aux couples composés d’un homme et d’une femme confrontés à une infertilité médicale.

Ce vote constitue une étape capitale: par votre vote, vous seul, en votre qualité de législateur, êtes en mesure de dessiner l'avenir et d'éviter que notre société ne s'achemine vers de graves dérives portant atteinte à la dignité de la vie humaine.

 Respectueusement,

 

 


A la poursuite de l'enfant parfait...

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BIOETHIQUE : les sénateurs banalisent le diagnostic prénatal.

          Quand le fantasme de l’enfant parfait devient réalité.

             Par  Cécile EDEL, présidente de Choisir la Vie

 

 Alors que le 8 avril dernier, le Sénat avait déjà voté un amendement extrêmement inquiétant  visant à supprimer la condition de la nécessité médicale pour le recours au diagnostic prénatal (DPN), la commission spéciale de l’Assemblée nationale préparant l’examen du projet de loi de bioéthique en 2ème lecture vient de franchir un nouveau pas dans la chosification de l'embryon et le non respect de sa dignité.

Ainsi, il convient de relever que cette commission spéciale a avalisé :

-         la suppression du principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon

-    la systématisation du diagnostic prénatal en inscrivant l'obligation pour le médecin de le proposer à toute femme enceinte sans considération de son état médical  (âge, antécédents...)

-        l'autorisation du don de gamètes par des individus, hommes ou femmes non encore parents

Avec ces nouvelles dispositions le dépistage devient systématique puisque le professionnel, le médecin, se verra ainsi obliger de proposer ce dépistage à  la patiente, même si celle-ci n’a aucun risque potentiel d’avoir un enfant « handicapé », cette dernière décidant seule d'y  recourir  pour « traquer » les éventuelles infirmités de son bébé. Ne soyons d’ailleurs pas naïfs à ce sujet ; si un éventuel handicap est détecté, dans la plupart des cas, un avortement est ensuite préconisé.

Au regard de cette dérive banalisant un peu plus encore le DPN et le dépistage,  l’envie ne manque pas de rappeler à nos sénateurs quelques éléments des Etats Généraux de la Bioéthique parmi lesquels la réflexion de nos concitoyens au sujet du DPI et DPN. Ces derniers  avaient, en effet, tenu à préciser que  « l’exercice de la médecine, irréductible au simple usage d’une technique, engage toujours une certaine idée de l’homme ? (p 40) et que « ni la maladie ni le handicap n’altère notre humanité, que nos différences définissent notre humanité commune, que la solution au handicap passe exclusivement par la recherche sur la maladie et non par l’élimination»  Voici là une bien sage réflexion !

Il est étonnant de constater, alors, combien aussitôt, ces grands principes fondant le caractère pleinement humain d’une civilisation érigés, ces derniers sont quasi immédiatement et sans que cela ne semble poser un quelconque problème éthique,  bafoués par nos élus supposés « sages ».

Sans nul doute, les nouvelles technologies médicales ont produit des modifications radicales en particulier dans le domaine de la procréation. Et, si nous souhaitons être au plus juste dans la recherche des enjeux éthiques et psychologiques de ces  biotechnologies, on ne peut se faire l’économie des questions suivantes :

 - Puisque nos concitoyens eux-mêmes semblent convaincus que « l’exercice de la médecine engage une certaine idée de l’homme », demandons nous alors quelle idée de l’homme est  véhiculée au travers des diverses techniques de dépistage ? La nature de l’homme, comme nombreux s’accordent à le dire, serait au delà de son handicap ou de sa maladie mais, alors pourquoi ceux-ci conditionneraient-ils malgré tout son droit d’exister ou non ?

- Que peut véhiculer dans l’inconscient collectif la notion même de diagnostic prénatal ou diagnostic pré-implantatoire ? Diagnostiquer, c’est dévoiler une maladie. Une fois la maladie révélée…qu’en fait-on ? Que fait-on de la maladie et que fait-on du malade ? Car il s’agit bien de cela d’un malade et d’une maladie.

- Que dire d’une société où la fragilité, la maladie n’a pas sa place ? La diversité humaine, la maladie sont constitutives de la destinée humaine. Si la maladie n’est plus acceptée en tant que telle c’est le malade, le handicapé, la personne déficiente, qui est rejeté de la sphère des humains et qui n’a plus droit de cité.

- Qu’envoyons-nous comme message à toutes les personnes atteintes d’une grave maladie ou handicap ? Comment les respecte-t-on ? Peut-on prétendre les respecter, voire se prévaloir de contribuer à leur meilleure insertion dans la société, si on leur signifie par nos actes qu’elles ne sont pas les bienvenues puisque leur pairs, qui leur ressemblent dans leur différence, sont éliminés parce que non conformes à une certaine idée de perfection ?

Il est normal de craindre la maladie et d’éviter celle-ci mais pas d’éviter le malade ! La personne handicapée n’existe plus alors pour elle-même mais seulement par sa maladie. Sa maladie existe mais elle non. Les deux sont amalgamés.

 

Aujourd’hui, les progrès dans la maîtrise des techniques médicales et  les avancées récentes dans le dépistage du handicap ou des maladies graves, permettent malheureusement aux praticiens de répondre à des demandes de conception, de réparation, d’ «élimination » parfois totalement irraisonnées. Ces progrès sont également à l’origine d’un changement de mentalités.

En effet, il ya plusieurs  années,  lorsque la notion de dépistage n’était pas d’actualité, à l’annonce par exemple d’une naissance d’un enfant très gravement atteint, c’était la notion de « deuil de l’enfant imaginaire », qui était imposée aux parents comme une épreuve obligée.

Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte où la naissance obligatoire d’un enfant non  handicapé, non malade peut être imaginée, et surtout entrée dans le champ du possible. Les parents peuvent ainsi se sentir fondés à rêver d'un enfant parfait et à attendre de la médecine l'accomplissement de ce rêve. Pourquoi les parents ne profiteraient-ils pas au maximum de ces nouvelles technologies pour donner naissance à l’«enfant de leurs rêves», rayonnant de santé et de talents?

Un dangereux fantasme se profile pourtant derrière ce bel espoir, et ce danger est bien affirmé par  de nombreuses voix parmi les communautés bioéthique et scientifique, les organisations de défense des handicapés qui nous imposent de réfléchir aux dangers des tentatives d’«amélioration» génétique de l’espèce humaine.

Pourquoi, cette attitude persistante de rejet de la différence ? Pourquoi dépister tous handicaps potentiels jusqu’à éliminer l’être même porteur de ce handicap est il devenu une obsession chez certains ?

Si nous nous fondons sur une démarche psychologique, l’analyse des représentations inconscientes que suscite inévitablement le handicap et l’analyse du mythe de l’enfant parfait (mythe qui malheureusement aujourd’hui peut devenir réalité grâce aux nouvelles techniques comme le DPI ou le DPN) peuvent nous apporter quelques éléments de réponses.

Attardons nous sur les représentations que nous avons du handicap.

-       Le handicap, bien entendu, décourage. La réalité biologique a en effet des conséquences irréversibles qui contraignent à abandonner, pour une large part, l’espoir de guérison. Le caractère irrémédiable du handicap a malheureusement pour effet de briser l’élan thérapeutique.

-       Le handicap fait également peur car il nous confronte  aux limites de l’humain. L’enfant handicapé, par son étrangeté, révèle en fait, comme dans un « miroir brisé »[1],notre propre étrangeté. L’enfant handicapé ne peut qu’envoyer à ses parents une image déformée, tel un miroir brisé, dans laquelle ils ont du mal à reconnaitre l’enfant attendu, l’enfant qui se situe dans la filiation et qui doit les perpétuer après la mort. Cet enfant là, certes, est loin de l’enfant espéré ; il nait à rebours du mythe de l’enfant attendu, sain, sans tare voire parfait. Il vient donner corps à quelque chose d’irreprésentable. Aucune représentation ne permet de donner forme à cet évènement, ou plutôt, les représentations sont si intolérables qu’elles sont chassées du conscient.

Mais l’enfant espéré, attendu, imaginaire qui naît du désir d’enfant n’est il pas un mirage ? Beaucoup d’auteurs se sont prononcés sur le fait qu’accomplir ce désir là était en fait accomplir le désir le plus chargé en leurres car l’enfant du désir est un enfant imaginaire, porteur inévitablement d’un fantasme : celui de l’enfant parfait. L’enfant qui arrive, l’enfant réel semble ainsi toujours être à une certaine distance de ce que ces parents avaient espéré. De ce fait, la réalisation du désir d’enfant est d’autant plus troublante que l’enfant réel ne semble pas toujours être l’enfant du désir.

Si concrètement, par un dépistage précoce, l’être humain différent, est éliminé, si la différence, l’imperfection est reléguée au rang de l’inacceptable, alors,  dans l’inconscient collectif, le message véhiculé sera que notre propre existence est corrélée à des conditions particulières. La notion de projet parental vient d’ailleurs bien confirmer cette idée.

Si l’être humain ne tire son existence que du « projet parental » et de la toute puissance du désir que ses parents projettent sur lui alors, la personne handicapée ne peut exister car le handicap est obligatoirement exclu du « projet parental ». Qui aurait comme projet d’avoir un enfant handicapé ? La différence est exclue. L’enfant, puis l’adulte qu’il deviendra, doit être conforme au projet que ses parents, que la société a sur lui.

« De fait, l’enfant non désiré, non parfait qui nait en dehors d’un projet parental , n’a plus aucun droit, puisqu’il a perdu celui qui prélude à tous les autres, le droit d’exister ! Cette idéologie de l’enfant désiré est donc une sentence de mort, dont l’exécution en suspens ne dépend que de la décision des parents. Et pourtant, en aucun cas, l’accueil de l’enfant ne doit être subordonné aux aléas du désir qu’on a de lui. La reconnaissance de son humanité est inhérente à la personne humaine et ne dépend pas de conditions qui lui sont extérieures et qui varient avec la versatilité des modes et des éthiques de circonstances. »[2]

Comment peut-on nier que les tests de dépistage et la notion de projet parental, posent de véritables problèmes éthiques ? Le débat sur un nouvel eugénisme réactualisé par le vote très inquiétant du Sénat le 8 avril, veut rappeler que le bébé sans défaut est une chimère, que la poursuite de l’enfant parfait est vaine et porteuse de conséquences tragiques pour l’enfant, ses parents et la société tout entière. Il veut aussi nous mettre face à cette question : les parents ont-ils le droit de dessiner l’enfant dont ils ont rêvé, de décider même de ses caractéristiques, de son sexe, de ses qualités physiques?  Les parents ont-ils le droit de décider quel enfant, en fonction de son potentiel génétique ou physique mérite de vivre et quel est celui qui doit mourir?

«Un enfant est une personne à part entière, irréductible dans son essence à la volonté des parents.

 Etre parents, n’est-ce pas aimer l’enfant que l’on a tel qu’il est plutôt que d’exiger l’avoir tel qu’on le veut » (Axel Kahn, Généticien, président de l’université Paris-Descartes)



[1] Simone Sausse, Le miroir brisé,Calmann-Lévy, Paris, 1996

[2] Dr Philippe de Cathelineau, les lendemains douloureux de l’avortement, C.L.D., Paris, 2003


Dimanche 29 Mai: Journée Nationale pour la Vie

Dimanche 29 Mai: Journée Nationale pour la Vie

Chers amis,

Dimanche 29 mai, c'est la fête des mères mais c'est aussi la Journée nationale pour la Vie, demandée par le bienheureux pape Jean Paul II et instituée par les évêques de France le jour de la fête des mères.
Cette journée est l'occasion de témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine dès la conception.


Vous pouvez
:

    - coller des affiches dans votre paroisse et chez vos commerçants (affiches à demander par mail à pdeponcins@yahoo.fr),

    - aller à la veillée de prière du jeudi 26 mai à Notre Dame de Paris organisée par le diocèse de Paris ; Programme: http://www.paris.catholique.fr/Grande-veillee-de-priere-pour-la-vie.html

    - proposer votre aide à votre antenne AFC pour la quête effectuée dimanche au profit des maisons d'accueil pour les femmes enceintes en difficulté,

    - en parler à votre curé en lui présentant la plaquette JNV (qui donne des pistes d'actions pour cette journée) et lui suggérer d'inclure une intention de prière lors de la prière universelle de la messe du 29,

    - organiser vous même des actions (exemple: expositions de peinture ou d’œuvres sur la thème de la maternité, distribution de ballons JNV aux enfants...)

Je vous remercie de votre soutien et me tiens à disposition pour tout renseignement complémentaire,

Cécile EDEL
Présidente
www.choisirlavie.fr


Se desin
Fichiers attachés

Dès vendredi :Piece de theatre au profit de Choisir la Vie et la Fondation J.Lejeune


Informations concernant la pièce de théâtre
:
 
Il s'agit de la comédie "Je veux voir Mioussov" écrite par Valentin Kataïev.
 
En Russie soviétique, dans la très sélecte maison de repos « les Tournesols » où la haute bureaucratie rencontre les célébrités du moment, Zaïtsev, un simple employé de la fonction publique s'acharne à vouloir rencontrer le distingué Mioussov. Afin d'y parvenir il met le feu aux poudres en se faisant passer pour le mari de Klava Ignatiouk, la star montante du régime...
Résultat, une comédie bourrée de méprises et de quiproquos à mourir de rire. Ecrite par Valentin Petrovich Kataïev cette pièce est jouée par des comédiens issus principalement des différentes maîtrises scoutes de Saint Léon. Une comédie tous publics qui depuis cinquante ans rencontre toujours le même franc succès ! 
Venez très nombreux !

Les dates et horaires des représentations sont les suivantes :
 

- Vendredi 6 mai 20h30

- Samedi 7 mai 20h30

- Dimanche 8 mai 16h

Au Théâtre Saint Léon, 1 place du Cardinal Amette Paris XV°.

Trois représentations pour un théâtre de 500 places ainsi qu'un entracte avec vente de confiseries et boissons.

Tarifs :
Normal : 10€,
- de 25 ans : 7€,
Gratuit pour les - de 8 ans.

DONS AUX ASSOCIATIONS CHOISIR LA VIE et LA FONDATION LEJEUNE

http://www.comedia-deratee.fr

disparition d'un infatigable combattant pour le Respect de la Vie

Les membres du bureau de Choisir la Vie viennent d'apprendre avec grande tristesse, la disparition vendredi dernier de leur fidèle ami, Monsieur Jean-Bernard Grenouilleau, président du CSEN (Comité pour l'Enfant à naître).

 Il fut l’un des combattants pour la Vie de la première heure (années 1970) et l’un des plus ardents, jusqu’au bout.

Il a été fondateur (ou co-fondateur) de trois associations défendant la Vie :

Sans relâche, pendant 40 ans, il a mis son temps, son énergie et son argent au service de sa noble cause,

communiquant son enthousiasme et encourageant les autres à défendre la vie eux aussi, toujours et encore.

 La cérémonie aura lieu à Sainte Marguerite, à Fontenay sous Bois, Jeudi 21 avril 2011 à 11h00

 
  Nos pensées et nos prières se dirigent vers son épouse,  sa famille et ses amis.

 


AFFICHE de la Journée Nationale pour la Vie

JNV2011_Affiche.jpg

Vous pouvez commander cette affiche en plusieurs exemplaires auprès de Choisir la Vie : choisirlavie@choisirlavie.org.
Des autocollants sont également à votre disposition.JNV2011_Affiche.jpg

Fichiers attachés

bulletin fevrier-mars-avril

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JOURNEE REGIONALE ICHTUS

Journée ichtus ouverte à tous, y compris pour celle et ceux qui ne sont pas de Bretagne & des pays de le Loire : 

Journée régionale Ichtus - Pays de la Loire & Bretagne

Samedi 16 avril 2011, 10h00-18h00

"Agir au service du bien commun" 

Avec la participation de Choisir la Vie

 

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Je veux voir Mioussov


La comédie "Je veux voir Mioussov" a été écrite par Valentin Kataïev.

Synopsis
En Russie soviétique, dans la très sélecte maison de repos « les Tournesols » où la haute bureaucratie rencontre les célébrités du moment, Zaïtsev, un simple employé de la fonction publique s'acharne à vouloir rencontrer le distingué Mioussov. Afin d'y parvenir il met le feu aux poudres en se faisant passer pour le mari de Klava Ignatiouk, la star montante du régime...
Résultat, une comédie bourrée de méprises et de quiproquos à mourir de rire. Ecrite par Valentin Petrovich Kataïev cette pièce est jouée par des comédiens issus principalement des différentes maîtrises scoutes de Saint Léon. Une comédie tous publics qui depuis cinquante ans rencontre toujours le même franc succès !
Venez très nombreux !


Les dates et horaires des représentations
 
- Vendredi 6 mai 20h30
- Samedi 7 mai 20h30
- Dimanche 8 mai 16h
Au Théâtre Saint Léon, 1 place du Cardinal Amette Paris XV°.
Trois représentations pour un théâtre de 500 places ainsi qu'un entracte avec vente de confiseries et boissons.


Tarifs :
Normal : 10€,
- de 25 ans : 7€,
Gratuit pour les - de 8 ans.


DONS AUX ASSOCIATIONS CHOISIR LA VIE et LA FONDATION LEJEUNE

http://www.comedia-deratee.fr

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