Arrêter la pilule.

Arrêter la pilule leur a changé la vie

Témoignage “résolument féministe et moderne” selon ce journal :

Avant de commencer à travailler sur cet article, je n’avais aucune idée des réflexions qui en ressortiraient. Il est né de ma propre décision d’arrêter la pilule, après sept ans de prise, alors que je vivais avec des maux de tête et une déprime envahissants, depuis plusieurs semaines. J’étais également gênée par l’idée d’ingérer des hormones qui n’étaient pas les miennes, mais n’avais jamais sauté le pas. A tort. Car, en un rien de temps, après avoir abandonné ma plaquette sur une étagère, mon ciel intérieur s’est dégagé… Et je me suis sentie revivre. Je savais que je n’étais pas seule dans ce cas donc j’ai demandé à des femmes de témoigner pour moi. Je ne voulais, à la base, que leurs témoignages pour cet article. Mais ces derniers m’ont amenée à me demander pourquoi on continuait à la prendre, si elle nous rendait mal(heureuses). Enfin, je me suis interrogée : et si délaisser la pilule n’était pas le signe d’une toute nouvelle révolution féministe, portée par des femmes entre 20 et 30 ans ?

Migrainessautes d’humeur, fringales, baisse de la libido, chute de cheveux … sur les quinze femmes qui ont témoigné, les effets négatifs d’une vie sous pilule étaient relativement identiques. Si certaines ont remarqué un changement physique visible, comme une prise de poids ou des problèmes de peau, ce sont surtout leurs émotions et leur vie sexuelle qui ont pâti de la prise de pilule. “Je me sentais toujours à fleur de peau et j’avais l’impression de ne pas avoir de libido du tout “, résume Marion, sage-femme de 25 ans. Un discours que j’ai entendu presque mot pour mot des quatorze autres jeunes femmes.

Parfois, les conséquences ont été plus intenses, comme pour Juline qui a frôlé la dépression, en plus d’avoir pris vingt kilos. “Quand je prenais la pilule, il m’est arrivé d’avoir des envies de suicideconfie la jeune étudiante de 20 ans. J’étais déprimée la plupart du temps, avec des crises de nerfs ingérables pour mes proches comme pour moi… Par contre, la semaine où j’avais mes règles et que je n’avais pas à la prendre, j’étais joyeuse, plus enjouée et plus drôle aussi. J’ai commencé à douter qu’elle soit bonne pour moi“.

[…] Pourtant, avec le temps, toutes les femmes que j’ai interrogées ont été frappée à un moment précis par une prise de conscience salvatrice qui les a poussées à arrêter la pilule. Les hormones qu’elles ont pris pendant plusieurs années les ont rendues esclaves de leur propre corps et les en ont éloignées, plus qu’elles ne leur ont fait du bien. Un bilan qu’elles dressent toutes à l’unanimité.

J’avais l’impression de changer le fonctionnement normal de mon corps et de contrer mon cycle, nous explique Violette, 26 ans. C’était comme si j’allais contre-nature. Une sensation que reconnaît Charlotte, 20 ans, mais aussi Widiane qui se réjouit d’avoir “découvert (son) vrai cycle, depuis qu’elle ne prend plus la pilule. Léa, quant à elle, a eu la sensation de retrouver bien plus que ça, depuis deux ans. Je n’abîmerai plus mon corps avec des hormones, nous confie-t-elle. A 22 ans, après avoir arrêté la pilule, j’ai eu le sentiment de récupérer mon énergie féminine, mes émotions et aussi ma libido.” Jeanne, à 24 ans, renoue elle aussi avec son corps et ses sensations, même désagréables, et a l’impression de vivre pleinement. “Même si parfois le ressenti n’est pas forcément agréable, surtout à certains moments de mon cycle, j’ai au moins l’impression de ressentir les chosesdéveloppe-t-elle. Puis, enfin, comme pour Stéphanie, 25 ans, il aura fallu passer par une épreuve douloureuse pour prendre conscience qu’il y en avait assez de faire souffrir son corps. Après une IVG, j’ai compris que notre cycle féminin était une belle machine, raconte-t-elle. Finies les hormones de poule et la dictature de mon cycle menstruel ! Je suis aujourd’hui réglée parfaitement, même si je sens passer mes règles…[…]

SOURCE : le salon beige 

 

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