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Le Vatican organise une conférence mondiale sur la vie

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ROME, 17 mai (C-FAM) Les militants Pro vie on dû retenir leur souffle le jour de l’élection du nouveau pape. Ils n’ont pas douté de sa dévotion pour la vie, mais espéraient qu’il en parlerait avec force et vigueur. 

Il a suffit d’une phrase, et leurs inquiétudes se sont évanouies. «  Défendez l’enfant-à-naître même s’ils vous persécutent, vous calomnient, vous tendent des pièges, vous poursuivent en justice ou vous assassinent. Aucun enfant ne devrait être privé du droit à la vie, du droit d’être nourri, et du droit d’aller à l’école ».

En juin prochain, le Pape sera au centre d’une célébration annuelle sur l’Evangile de la Vie, l’enseignement  du Pape Jean Paul II publié en 1995. C’est le successeur de ce dernier, Benoît XVI, qui a été il y a quelques années à l’origine de cette conférence annuelle pour les militants pro vie, qu’il concluait par une messe papale. Le nouveau Conseil Pontifical pour la nouvelle évangélisation, mis en place par Benoît XVI pour encourager le réveil de la foi dans les pays de d’ancienne tradition catholique, a élargi le format de la conférence. 

Cette année, ce congrès de trois jours débutera par une conférence financée par C-FAM et animée par son président, Douglas A. Sylva. Le discours principal sur l’Evangile de la Vie et de la nouvelle évangélisation sera prononcé par le Cardinal Raymond Burke. Le Dr Robert Royal du Faith and Reason Institute et le Dr Francis Beckwith de Baylor University débattront ensuite la question avec lui.

Contrairement aux protestants ou même aux évangéliques, l’Eglise Catholique n’a pas faibli sur la question de l’avortement ou les autres problématiques de la vie. L’Eglise considère qu’il existe un lien inextricable entre sa mission évangélique principale et la défense de la vie.

Le samedi matin, les pèlerins se rassembleront à Rome et iront se prosterner devant la tombe de Saint Pierre. Le Saint Sacrement sera exposé dans les Eglises proches du Vatican pendant tout l’après-midi, ce qui sera suivi par une veillée de prière et d’une procession à la bougie animée par l’Archevêque Augustin DeNoia, directeur de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. La procession s’achèvera près du Vatican, où le Pape saluera probablement la foule. A la surprise de tous, le Pape François était présent à la Marche pour la Vie de Rome.

Le Dimanche 16 juin, le Pape François célèbrera la Messe pour la Vie sur la Place Saint Pierre.

Nombreux sont les américains qui ont participé à l’organisation de cet événement, dont des représentants de l’association Priests for Life, des membres du Secrétariat pro vie de la Conférence des évêques américains, et d’autres associations telle la Susan B. Anthony List, Students for Life of America, LiveAction et Americans United for Life.

Des conférences sont organisées pour les anglophones mais aussi dans de nombreuses autres langues pour tous les participants venus de l’Europe entière.

L’engagement du Pape sur les questions liées à la vie ne peut être sous-estimé.  Le Pape veut donner le ton de l’Eglise. Alors que de nombreux évêques et prêtres sont silencieux sur ces questions, cela leur est plus difficile si le Pape montre fermement le chemin.

Le Pape François continue d’exprimer des opinions fermement pro vie. Il a non seulement fait une apparition inattendue à la Marche pour la Vie de Rome, mais il affirmait cette semaine sur Twitter « C’est Dieu qui donne la vie. Respectons et aimons la vie humaine, en particulier lorsqu’il s’agit de la vie vulnérable présente dans le sein d’une mère ».


Le Pape François a participé à la Marche pour la Vie à Rome !

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A la surprise générale le pape François a participé à la Marche pour la Vie à Rome qui a réuni 40.000 participants : il a pris sa papamobile depuis le Palais apostolique pour saluer les marcheurs sur leur point de rassemblement.

Le déplacement avait été manifestement préparé, souligne Hilary White de LifeSiteNews, mais maintenu secret : le chemin du pape avait été préparé par des barrières qui l’encadraient le long de la Via della Conciliazione. 


Experimentation sur embryon : Une mobilisation récompensée

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Communiqué de presse de CHOISIR LA VIE

 

 

 

Le 4 décembre dernier, d’une façon outrageusement discrète, la proposition de loi visant à « autoriser sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires » était adoptée par le Sénat et ce, alors qu’il y a 17 mois, la loi relative à la bioéthique avait été adoptée après de longs mois de discussions et une concertation du peuple français par le biais des états généraux de la Bioéthique. Comment a-t-on pu à ce point renier et mépriser le travail effectué et la parole des français ?


Heureusement, alors que le texte devait être discuté dans la nuit de jeudi à vendredi par les députés à l'Assembléd nationale,, les 300 amendements déposés par l'UMP sur le seul article du texte, n’ont pas permis que l'examen du texte soit entièrement terminé à une heure du matin !
Ceci a permis, sinon l'abandon du texte, à tout le moins l' ajournement de son adoption de plusieurs semaines;
ce texte devra, en effet, être a repris par un autre groupe parlementaire, par le gouvernement, ou mis à l'ordre du jour de l'Assemblée.

Choisir la Vie se réjouit de cette victoire et félicite l’action très efficace de la Fondation Lejeune qu'elle a largement relayée ainsi que celle des députés courageux qui ont su se battre pour défendre le respect de la vie du plus fragile d’entre nous tous.

Choisir la Vie continue, bien sûr, à se mobiliser notamment en relayant, aux côtés d’autres associations, l’initiative citoyenne européenne" Un de nous ", qui vise à mettre fin aux financements de la recherche sur l’embryon humain par l’Union Européenne.


Contacts presse: 06 72 01 53 31




Les promoteurs des embryons de laboratoire mis en échec

29 MARS 2013 :Communiqué de la Fondation Lejeune :

"Scandaleusement passée en catimini au Sénat en décembre, la proposition de loi visant la levée de l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain a été mise en échec contre toute attente à l’Assemblée Nationale cette nuit.

Epilogue tout autant réjouissant qu’inespéré compte tenu du soutien affiché du gouvernement au texte d’initiative radicale de gauche, le candidat Hollande en ayant fait une promesse de campagne. Le pari de la majorité : alléger la procédure et les débats en ne faisant pas du texte un projet de loi du gouvernement mais une proposition de loi réduite, censée être adoptée à la sauvette à l’occasion d’une simple niche parlementaire annuelle dédiée au groupe mené par Roger-Gérard Schwartzenberg, niche qui se tenait hier jeudi 28 mars.

C’était sans compter sur la réaction de dizaines de milliers de citoyens, emmenés par la campagne Vous trouvez ça normal ? de la Fondation Jérôme Lejeune, déterminés à ne pas laisser la technique prendre le pas sur l’humain, définition même de la bioéthique. Les 52 000 signataires de la pétition, et les 100 000 cartes de protestions envoyées aux députés ont soutenu, encouragé et mobilisé certains d’entre eux pour qui les Etats Généraux de la révision de la loi de bioéthique de 2011 était un souvenir encore frais et dont les résultats ne devaient être détricotés en silence. Aucune actualité scientifique nouvelle ne pouvait justifier ce bouleversement 18 mois après ces débats d’ampleur. Au contraire, ce sont les alternatives à la recherche sur l’embryon humain qui ont été couronnées de succès entre temps, iPS en tête, effaçant l’argument fallacieux d’un retard de la recherche française, enfermée dans une vaine perspective d’utilisation mercantile de l’embryon humain.

L’épilogue est surtout rassurant sur la capacité du Parlement à défendre un des principes fondateurs de notre Etat de droit : le respect de la vie humaine dès son commencement. Il est aussi enthousiasmant vis-à-vis de cet élan citoyen qui a su résonner dans l’hémicycle à travers la ténacité et  l’habileté des députés engagés pour protéger le statut de l’embryon humain. 

La Fondation Jérôme Lejeune se réjouit de cette victoire. Elle appelle à rester mobilisé en France : en théorie le texte peut encore être soit repris par un autre groupe parlementaire soit par le gouvernement.


la recherche sur embryon bientôt légalisée

DERNIERE MINUTE – ASSEMBLEE NATIONALE  

Un rapporteur a été nommé mercredi 30 janvier.
Le processus est lancé, la recherche sur l’embryon
pourrait être libéralisée dès le 28 mars !

Assemblée nationale

La Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale a désigné mercredi 30 janvier, un rapporteur sur la proposition de loi visant l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain. Le mécanisme est enclenché à l’Assemblée Nationale. Cette nouvelle confirme la réalité de la menace :

  • La proposition de loi sera bien examinée par l’Assemblée Nationale.
    La désignation d’un rapporteur crée les conditions du passage du texte devant l’Assemblée. Il ne manque plus que sa mise à l’ordre du jour.  
  • L’examen peut intervenir à tout moment.
    Le gouvernement peut décider de mettre l’examen du texte à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale à n’importe quel moment dès lors que le rapporteur est désigné. Cela est possible compte tenu du soutien affiché du gouvernement à la proposition de loi (promesse de campagne du candidat Hollande, discours de soutien de la Ministre de la Recherche lors de la discussion générale au Sénat).  
  • La date du 28 mars semble se confirmer !
    Si le gouvernement peut s’en emparer à tout moment, le plus vraisemblable est toutefois que les radicaux de gauche, à l’origine du texte au Sénat, poursuivent l’initiative à l’Assemblée Nationale. Le groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste RRRDP, présidé par Roger-Gérard Schwartzenberg, devrait donc présenter le texte à l’occasion de sa niche parlementaire annuelle, le 28 mars.

Si la proposition de loi est adoptée dans les mêmes termes que le texte du Sénat, la navette parlementaire s'arrête, la loi est définitivement votée. Une transgression majeure touchant le respect de l’être humain sera gravée dans le marbre. C'est pourquoi, il est urgent de manifester une opposition à l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain pour :

  • Rappeler à nos représentants leur responsabilité alors que nombre d’entre eux sont peu avertis sur cet enjeu fondamental de bioéthique.
  • Pousser au débat pour éviter que le texte ne passe dans l’indifférence, faute de réaction de l’opinion.
  • Défendre jusqu’au bout le principe d’interdiction, maintenu en 2011 lors de la révision de la loi de bioéthique après des Etats Généraux d’Ampleur !
« 3 clefs pour comprendre et agir !» : lire et télécharger le tract

Réagissons !

 
 

www.vous-trouvez-ca-normal.com Facebook | Pétition


L'Etat veut creer un site pro-IVG

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Dépêche  AFP Publié le 08/01/2013 à 14:55

 

IVG : l'Etat veut un site officiel Actuellement, aucun numéro national ni site internet officiels dédiés à l'IVG n'existe.  Pourtant, de nombreux sites consacrés à l’avortement donnent l’impression d’être officiels alors qu’ils n’ont aucun lien avec une quelconque autorité publique. Se présentant comme neutres, certains proposent des informations parfois biaisées. Certains sites sont «extrêmement trompeurs», estime Najat Vallaud-Belkacem.

Le site «www.ivg.net», par exemple, se présente sur sa page d’accueil comme «centre national d’écoute anonyme et gratuit» et comme «centre de documentation médicale sur l’avortement». Il propose un numéro vert d’écoute. Pourtant, rien d’officiel derrière ce site mais une association. Et sur le site, on trouve presque exclusivement des témoignages négatifs sur l’avortement ou des études sur les «troubles psychologiques» liés à celui-ci.
Ce site est très bien référencé: il apparaît en seconde position lorsque l’on tape «ivg» sur le principal moteur de recherche.

«On a identifié le problème», a assuré la ministre. «Sur internet, les associations comme le Planning familial ont perdu du terrain. La question qui se pose est celle du référencement» des sites, a poursuivi Mme Vallaud-Belkacem, estimant qu’il faut trouver «comment soutenir d’autres sites plus respectueux de ce droit fondamental» qu’est l’avortement, légal depuis 1975.

La ministre rencontrera donc «début février» le Planning familial,
l’Ancic (centres d’interruption de grossesse et de contraception) et la Cadac (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception), a-t-elle ajouté. Il s’agira de «fixer ensemble une stratégie internet pour que chacun puisse trouver une information complète. L’idée, ce sera sans doute l’ouverture d’un site internet dédié et la possible création d’un numéro» de téléphone, «labellisés» par le ministère, a-t-elle précisé.

Ou bien encore :

http://www.lepoint.fr/societe/loin-des-commandos-violents-qui-sont-les-anti-ivg-aujourd-hui-11-01-2013-1612391_23.php

 

Mariage pour tous: Avis de l'Académie des sciences morales et politiques


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Avis de l’Académie des sciences morales et politiques sur le projet de loi ouvrant le mariage aux personnes du même sexe.


- 21 janvier 2013 -

Le projet de loi « ouvrant le mariage aux couples de même sexe » conduit à une transformation profonde du droit du mariage et de la filiation sur laquelle l'Académie des sciences morales et politiques souhaite appeler l'attention des pouvoirs publics.

En l'état actuel du droit français, le mariage, pour reprendre les termes retenus par la cour de cassation, « ne peut être légalement contracté qu'entre deux personnes appartenant l'une au sexe masculin, l'autre au sexe féminin » .Selon la jurisprudence tant internationale que constitutionnelle, cette solution ne porte pas atteinte au principe d'égalité et ne saurait par suite être regardée comme discriminatoire. Soucieux toutefois de permettre aux personnes majeures homosexuelles d'organiser leur vie commune, le législateur leur a permis en 1999 de conclure un pacte civil de solidarité (pacs) ouvert d'ailleurs à tous. Des réformes législatives diverses ont progressivement rapproché les effets du pacs de ceux du mariage dans les relations du couple.

Le droit de la filiation a connu, quant à lui, une évolution sensible au cours du siècle dernier du fait de l'égalisation du statut patrimonial des enfants légitimes et de celui des enfants naturels et des transformations du droit de l'adoption. Ces transformations ont permis l'adoption plénière d'enfants par un célibataire vivant avec une personne du même sexe, accompagnée de certains aménagements de l'autorité parentale.

En présentant le projet de loi, le gouvernement a souligné que « des différences subsistent entre le pacs et le mariage et que cet instrument juridique ne répond pas à la demande des couples de personnes du même sexe qui souhaitent se marier, ni à leur demande d'accès à l'adoption ». En vue de satisfaire à ces demandes, le projet de loi leur ouvre « le droit au mariage » et élimine par suite dans le code civil toute référence au sexe des conjoints. En outre il ouvre aux couples mariés de même sexe « l'accès à la parenté », via le mécanisme de l'adoption.

1 – L'Académie des sciences morales et politiques observe que la réforme proposée transforme en profondeur le droit français du mariage et de la filiation. En vue de répondre à la demande de couples de même sexe désireux d'organiser leur vie commune, elle impose cette transformation radicale aux couples de sexe différent. Opérée au nom des droits individuels des premiers, elle met en cause les droits des seconds. Une formule plus respectueuse de tous aurait consisté à transformer le pacs conclu par des personnes du même sexe en une union civile comportant pour les partenaires de cette union les mêmes droits et obligations que ceux nés entre conjoints dans le mariage. Cette solution et d'autres inspirées d'exemples étrangers auraient dû être examinées à l'occasion d'un vaste débat organisé dans des conditions analogues à celles retenues en ce qui concerne la fin de vie. L'Académie aurait été heureuse de participer à un tel débat et demeure prête à le faire.

2- En tout état de cause, l'Académie appelle l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de respecter dans la loi et ses textes d'application le droit des couples hétérosexuels à demeurer « mari » et « femme » et « père » et « mère » de leurs enfants, que ceux-ci soient nés dans le mariage ou hors mariage.

3- La rupture envisagée par le projet de loi en ce qui concerne la filiation est plus profonde encore. L'adoption a pour but de suppléer l'absence de parents biologiques en leur substituant des parents de remplacement. Admettre qu'un couple unissant des personnes de même sexe puisse se substituer au père et à la mère biologiques soulève des problèmes sérieux en ce qui concerne le destin de l'enfant adopté. Des vues diverses ont été exprimées à cet égard et aucune étude approfondie n'a encore été opérée sur le sujet. Or, s'il n'existe pas de droit à l'enfant, il est des droits de l'enfant sur lesquels le législateur doit veiller face à ces incertitudes sérieuses. S'il est un domaine dans lequel la prudence est de rigueur, c'est bien celui-là.

4 – Le projet de loi soulève en outre des questions difficiles du fait que le mariage et l'adoption ne sont ouverts aux personnes de même sexe que dans moins de dix pays appartenant tous à l'Europe occidentale ou à l'Amérique du nord. Or les enfants adoptés en France proviennent à l'heure actuelle d'autres régions du monde et certains des Etats concernés pourraient se refuser dans l'avenir à placer leurs enfants sous l'empire du droit français. De plus le texte proposé ouvre le mariage non seulement aux personnes homosexuelles de nationalité française, mais encore aux étrangers, ce qui risque de créer de regrettables conflits de loi.

5- L'Académie relève enfin que, si le projet n'ouvre aux couples de même sexe que le droit à l'adoption, certains parlementaires envisagent de l'amender en vue de permettre aux couples de femmes de recourir à la procréation médicalement assistée (PMA). Elle relève qu'au nom du principe d'égalité, des couples d'hommes pourraient dans l'avenir souhaiter recourir à des mères porteuses en vue d'assurer leur filiation. L'Académie estime que ces revendications soulèvent des questions bioéthiques fondamentales qui ne concernent pas seulement les couples homosexuels et qu'il serait regrettable de légiférer en ce domaine à l'occasion du présent projet de loi. Là encore un vaste débat s'impose.

6 – En définitive, le projet de loi procède à un bouleversement du droit qui ne touche pas seulement les couples homosexuels. Aux pères et mères de l'enfant, il tend à substituer les parents. La parentalité prend ainsi la place de la paternité et de la maternité. Il tend à promouvoir un droit à l'enfant qui fait passer celui-ci de sujet à objet de droit. Il conduit à nier la différence biologique entre les sexes pour lui substituer un droit à l'orientation sexuelle de chacun. On comprend qu'il ait pu de ce fait susciter des soutiens enthousiastes et des oppositions affirmées, auxquelles il est temps encore de substituer un débat serein et approfondi.

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Mariage Homosexuel et PMA

 

Sur Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, spécialiste des questions bioéthiques, revient sur le danger de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) :

Pierre-Olivier_Arduin"(...) Le danger de l’ouverture d’un droit à l’AMP pour les couples de femmes est en fait maximal même s’il est reporté de quelques semaines. En effet, le Premier ministre en personne s’est engagé devant les représentants parlementaires du PS à ce que le volet sur l’AMP figure dans le nouveau projet de loi sur la famille annoncé en mars, lourd de menaces sur la filiation et les droits de l’enfant.

Légiférer par amendement aurait certes pu autoriser l’accès des procréations artificielles aux couples de lesbiennes mariées. Mais de nombreuses voix au sein de la majorité veulent aller plus loin au nom de l’« égalité » et de la « non-discrimination ». Réserver l’AMP à deux femmes mariées génèrerait selon eux une rupture de traitement entre couples homosexuels et couples hétérosexuels, lesquels n’ont aucunement besoin de se marier pour y avoir droit. Depuis l’adoption de la loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique, il leur suffit même d’être pacsés pour y accéder. Une partie de la majorité (et du gouvernement) souhaite donc ouvrir l’AMP aux femmes homosexuelles ayant contracté un Pacs et souhaite inclure cette mesure dans le prochain texte sur la famille.

De même, le Code de la santé publique autorise aujourd’hui le recours à l’AMP en cas de problèmes d’infertilité avérée, condition médicale qui n’existe évidemment pas pour des femmes homosexuelles a priori parfaitement fertiles. Certains parlementaires socialistes font valoir qu’il y aurait là aussi injustice à donner un droit à l’AMP aux femmes homosexuelles et à le refuser aux femmes hétérosexuelles.

Autrement dit, la majorité réfléchit sérieusement à l’idée d’ouvrir l’AMP à toutes les femmes, mariées ou non, homosexuelles ou hétérosexuelles, fertiles ou infertiles, en couple ou célibataires. La poursuite d’une forte mobilisation des opposants à la dénaturation du mariage et de la filiation pourrait éviter ce scénario du pire.

http://lesalonbeige.blogs.com

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