actualités

Le scandale des pilules !


Risques liés aux pilules : ils savaient depuis 1995

Lu sur Le Figaro Santé : "En décembre 1995, une série d'études publiées dans la revue The Lancet révélait pour la première fois que les pilules les plus récentes, dites de troisième génération, augmentaient le risque de souffrir d'une phlébite ou d'une embolie pulmonaire. Ainsi le risque est de 3,9 cas par an pour 100.000 femmes ne prenant pas la pilule, de 10,3 pour 100.000 pour celles prenant une «seconde génération» et de 21,3 avec la troisième génération de pilule. Très rapidement, les chercheurs comprennent que ces «troisième génération» augmentent la résistance au système anticoagulant naturel du sang, alors que celles de seconde génération n'entraînent un tel effet que partiellement. Les firmes pharmaceutiques qui commercialisant ces pilules de troisième génération - plus onéreuses par ailleurs que les «seconde génération» - ont commencé par nier ces résultats. Elles ont entrepris auprès des médecins prescripteurs et des associations de femmes des vastes opérations de marketing pour vanter les mérites de ces pilules qui selon elles ne feraient pas grossir, seraient mieux tolérées… Ce qui n'a jamais été démontré. Un rapport du Pr Alfred Spira concluait déjà en 1992, avant même le début de la polémique, qu'aucune étude scientifique n'avait démontré que les pilules de troisième génération étaient mieux tolérées sur le plan clinique. Malgré tout, sous la pression des firmes, certaines ont finalement été remboursées. En décembre 2001, après un rapport documenté du comité européen des spécialités pharmaceutiques concluant à un risque de thrombose deux fois plus important avec les «troisième génération», l'Agence du médicament en France a envoyé une lettre aux prescripteurs leur demandant de prendre en compte ces données, sans pour autant restreindre leur usage. Entre 2005 et 2012, plus d'une dizaine d'études ont confirmé le risque accru avec les «troisième génération». Aux États-Unis, en 2007, une pétition est lancée par des experts demandant de les bannir définitivement. En vain. En 2011, une vaste enquête menée au Danemark sur huit millions de femmes, démontrant une fois encore le moindre risque des «deuxième génération» a conduit enfin les autorités sanitaires à recommander aux médecins de les utiliser d'abord. En France, ces «troisième génération» restent majoritairement prescrites, malgré l'évidence d'un risque accru et désormais clairement documenté. Elles seraient responsables de 10 à 30 décès par an dans notre pays. [...]"(source : http://lesalonbeige.blogs.com )

remboursement de l'IVG à 100%


Colloque Ichtus le 13 octobre

L'actualité alarmante en ce qui concerne les nouvelles lois prochainement votées
par nos politiques, nous obligent à devoir intervenir sur tous les fronts, familles,
écoles, communes, partis politiques, médias etc...Heureusement nous ne sommes
pas les seuls à nous mobiliser ! Ainsi plusieurs associations, organismes,
proposent d'ores et déjà diverses actions. Aussi, nous vous invitons
chaleureusement à participer au colloque d' ICHTUS du 13 octobre prochain :
CATHOLIQUES EN ACTION
Des talents et une amitié au service du vrai, du beau, du bien
Paris (St Jean de Passy)
 
Cécile Edel, Présidente de Choisir la Vie


La suite dans le document joint à cet article ou à l'adresse  http://www.ichtus.fr/article.php3?id_article=682
 
Fichiers attachés

Actualités Avril Mai 2012

Le Conseil constitutionnel valide l'accouchement sous X
Dans une décision du 16 mai relative à une question prioritaire de constitutionnalité sur les modalités d'accès aux origines des personnes nées "sous x", le Conseil constitutionnel ne remet pas en cause le droit reconnu à la mère de s'opposer à la révélation de son identité.

L'avortement en débat à l'île Maurice
A l’Ile Maurice l’Assemblée nationale débat en deuxième lecture du projet de loi visant à légaliser l'avortement dans des cas spécifiques (en cas de viol, d'inceste, ou s'il y a danger pour la vie de la mère). Adopté en Conseil des ministres, le 4 mai, ce projet de loi a été débattu au Parlement le mardi 22 mai. Face à cette menace, près de 400 personnes ont répondu dimanche 20 mai à l'appel de la "Plateforme Pour la Vie", émanant de l'Eglise catholique et de la commion anglicane, pour dire leur opposition au projet.

Des milliers de personnes à la Marche pour la vie au Canada
Près de 20000 manifestants pro-vie ont envahi les rues d'Ottawa à l'occasion de l'annuelle «Marche pour la Vie». Cette manifestation avait lieu deux semaines après qu'un député conservateur eut essayé de rouvrir le débat. Le premier ministre Stephen Harper a rejeté le projet de loi d'initiative parlementaire du député Stephen Woodworth à la fin du mois d'avril, mais cela a permis de raviver le débat sur ce sujet tabou. Les manifestants ont exhorté le gouvernement à légiférer sur l'avortement afin de garantir la protection de tous les êtres humains, du moment de leur conception jusqu'à leur mort naturelle. L'événement était aussi l'occasion de commémorer le jour de 1969 où le Parlement canadien a pour la première fois décriminalisé l'avortement dans certaines circonstances. (Sources : le salon beige)

Echec des lobbies pro avortement et pro homosexuel à l'ONU
Les jeunes militants sont arrivés à l’ONU en foule la semaine dernière. Leur objectif : tenter de récupérer la 45ème session de la Commission sur la Population et le Développement (CPD) en faisant la promotion des droits homosexuels et de l’IVG. Soutenus par des organisations puissantes telles la Fédération internationale du planning familiale (IPPF) , la Youth Coalition, et la International Women’sHealth Coalition ( Coalition internationale de la santé des femmes, IWHC), les jeunes militants ont activement sollicité les diplomates afin que ceux-ci ajoutent au document un langage controversé, qui aurait pour effet d’affaiblir les droits et responsabilité des parents dans l’éducation sexuelle de leurs enfants .Même si l’éducation sexuelle complète a été insérée au document, certains Etats ont refusé que cette référence subsiste sans être accompagnée des « droits, devoirs et responsabilités des parents » de fournir « la direction et les conseils appropriés dans le domaine de la sexualité et de la procréation ». Par ailleurs, les références aux droits sexuels et procréatifs comprises dans le document excluent explicitement l’IVG en tant que méthode de planning familial.


ETATS-UNIS : échographie préalable à l’IVG
L'État de la Virginie, dans l'est des États-Unis, a décidé qu'à partir du 1er juillet prochain, les femmes souhaitant avorter, devront subir une échographie.
"C'est tout simplement une insulte faite aux femmes et aux médecins", a réagi Rosemary Codding qui dirige le Falls Church HealthCare Center à Falls Church, en Virginie. "C'est une intrusion totale du gouvernement dans le cabinet médical, avec un seul objectif, continuer à faire honte aux femmes et les rabaisser", a dit à l'AFP la directrice de ce centre de santé pour les femmes qui réalise un millier d'avortements par an.
En vertu de la loi votée pour "aider les femmes à prendre une décision bien informée", la Virginie fera partie des huit Etats américains qui obligent une femme désirant un avortement à passer une échographie la veille de l'avortement, et qui impose à son médecin de lui proposer de voir l'image du foetus et d'entendre les battements de son coeur pendant que lui-même le décrit.
(sources : le salon beige)

Irlande :
résistance à l’avortement Le Parlement refuse de légaliser l’avortementpar 111 voix contre 20.

Uruguay :
la culture de mort ne perce pas Un projet de loi adopté fin 2011 par le Sénat visant à légaliser l'avortement en Uruguay ne sera pas voté par la chambre basse du Parlement par manque de soutien des élus de la majorité de gauche.

Subventions publiques :
le planning familial obtient gain de cause Les moyens financiers du Planning familial vont être reconduits à hauteur de 2,6 millions d'euros en 2012, comme les années précédentes. En février, le Planning s'était plaint d'une baisse de 500 000 euros de ses financements. Le ministère fait "un effort financier supplémentaire de 500.000 euros pour reconduire les moyens du Mouvement français pour le Planning Familial". "Le Planning Familial recevra également une subvention complémentaire de 263.000 euros du ministère, notamment, pour la promotion des droits des femmes".

actualités oct-nov-dec 2011

Le Conseil de l'Europe condamne la sélection prénatale en fonction du sexe.
Le 3 octobre 2011, l'Assemblée du Conseil de l'Europe a adopté une résolution qui condamne la
sélection prénatale en raison du sexe de l'enfant à naître, exclusivement les filles. Cette pratique
touche aussi 4 pays membres du Conseil de l'Europe : l'Albanie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la
Géorgie.

26 octobre 2011 : Lancement des Articles de San José par Anna Zaborska et Alojz Peterle, députés
au Parlement européen.

Deux députés au Parlement européen, la slovaque Anna Zaborska et le slovène Alojz Peterle, ont
lancé au Parlement européen, les Articles de San José à la signature des députés européens. Ces
Articles ont été adoptés le 25 mars 2011 au Costa Rica par un groupe d'experts international.
L'objectif de ces Articles est de rappeler aux décideurs politiques et à l'opinion publique que « la vie
humaine commence dès la fécondation et qu'à ce titre elle mérite une protection juridique », comme
l'a précisé la Cour de Justice européenne, le 18 octobre 2011.

2 novembre 2011 : une victoire !
Pas de brevets européens sur les cellules souches embryonnaires humaines a annoncé la Cour
européenne de justice (CEJ). Ne seront brevetables que les techniques ne nécessitant pas la
destruction d’un embryon.
Au même moment, se tenait d’ailleurs au Vatican un colloque pluridisciplinaire scientifique et
culturel pour soutenir activement la recherche sur les cellules souches adultes qui ne posent aucun
problèmes éthiques et offrent des garanties sur le respect de la vie.

20 novembre 2011 : Elections espagnoles : un changement de majorité

Grâce à la victoire du parti populaire de Mariano Rajoy (droite), la loi sur l’avortement votée en
2010 sous l’impulsion du gouvernement socialiste va être modifiée. Le PP s’est engagé en particulier
à revenir sur une disposition de la loi qui permet aux adolescentes d’avorter sans autorisation
parentale.

France : SOS OVOCYTES !
L’agence de Biomédecine a lancé une grande campagne nationale sur le don d’ovocytes et de
spermatozoïdes, à travers le message : « Vous pouvez donner le bonheur d’être parents ». Au
programme : affichage, envoi de brochures dans les cabinets médicaux et appel à témoignages sur
le site internet de l’Agence de biomédecine. Or la méthode est plus que douteuse : alors que le don
d’ovocytes est contraignant et fait encore débat quant aux risques médicaux, il est spécifié sur le site
que ne seront publiés que les témoignages « positifs et/ou incitatifs » !

La Russie veut relancer sa démographie et limiter l’avortement

En cours de ratification, la nouvelle loi prévoit en ce qui concerne l’avortement un cadre plus strict.
Alors qu’en effet sous l’URSS, en cas de grossesse non souhaitée la liberté des femmes d’avorter
était totale, les IVG ne pourront désormais plus intervenir au-delà de 12 semaines de grossesse.
A l’exception des femmes n’ayant pas les moyens d’élever un enfant : le délai passe alors à 22
semaines. La loi prévoit également une période de 2 à 7 jours avant l’IVG afin de laisser un temps de
réflexion. L’objectif étant d’améliorer la santé publique et encourager la natalité .

Une Fondation Lejeune aux Etats-Unis
Communiqué de la Fondation :
"A l’occasion de la 2ème édition du Prix international Sisley - Jérôme Lejeune jeudi 8 décembre au
soir, décerné au Professeur William Mobley (Université de Californie et Faculté de médecine de
San Diego) pour ses travaux ambitieux et innovants sur la recherche de traitements agissant sur la
déficience intellectuelle de la trisomie 21, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme
Lejeune, a annoncé la création d’une Fondation Jérôme Lejeune aux Etats-Unis William Mobley a
accepté de présider son Conseil scientifique. [...]
Elle vise à dynamiser la recherche sur les déficiences intellectuelles d’origine génétique. La présidence
du conseil scientifique a été confiée au professeur William Mobley dont l’engagement et l’expertise
dans ce domaine sont un gage d‘excellence pour la Fondation Jérôme Lejeune."

Téléthon : une imposture
A l’occasion des 25 ans du Téléthon, l’AFM (Association française contre les myopathies) met en
avant 25 avancées présentées comme « spectaculaires » et « au bénéfice du plus grand nombre »,
réalisées grâce à la générosité des Français. En se fondant sur trois exemples, la Fondation Jérôme
Lejeune rappelle en quoi ces avancées sont contestables sur les plans éthique, scientifique et
juridique.
Exemple 1 en particulier : « L’ « avancée » relative aux diagnostics prénatal (DPN) et préimplantatoire
(DPI)
Dans la première partie de son document, « La révolution génétique », l’AFM met en avant les
progrès faits ces dernières années en matière de diagnostics prénatal et pré-implantatoire (avancée
spectaculaire n°3 : « L’amélioration du diagnostic »). Extraits du document de l’AFM : "Des milliers
de familles frappées par des maladies génétiques ont aujourd’hui accès à un diagnostic, au conseil
génétique ainsi qu’aux diagnostics pré-natal et pré-implantatoire pour pouvoir agrandir le cercle
familial."
La Fondation Jérôme Lejeune souligne l’indécence de cette présentation. La plupart des embryons
ou foetus porteurs de maladies génétiques ou chromosomiques détectées étant détruits suite aux
DPI et DPN, la communication enthousiaste de l’AFM est choquante.
Il s'agit d'une sélection eugéniste à l’issue de laquelle ne survivent que des « bébés-zéro-défauts ».
Est-il possible de se réjouir ainsi de techniques qui conduisent à la mort ? » (source : Le Salon beige)

Actualités septembre 2011


Mexique : victoire pro-vie
La Cour suprême du Mexique
a rejeté un recours de partisans de l'avortement pour faire déclarer anticonstitutionnel un texte législatif d'un Etat mexicain interdisant l'avortement. Au Mexique, seul l'Etat de la capitale fédérale Mexico a totalement dépénalisé l'avortement possible dans les 12 premières semaines de gestation, depuis une loi votée en avril 2008 et ratifiée par la Cour suprême un an plus tard. Le vote de cette loi a été le point de départ d'une campagne pro-vie appuyée par l'Eglise catholique, qui s'est traduite par le vote dans 16 Etats mexicains sur 31 de lois protégeant la vie dès la conception.

France : la "contraception de rattrapage" délivrée par des infirmiers

Le 28 septembre dernier, un amendement présenté par M. Robinet a été adopté. Il a pour objet de permettre un accès effectif aux contraceptifs en modifiant l’article L. 5134 du code de la santé publique sur deux points. Il est tout d’abord proposé que les sages-femmes puissent prescrire une contraception (hors situations pathologiques qui relèvent de la compétence des médecins) et assurer le suivi biologique de la patiente. Par ailleurs, il est proposé d’adapter les dispositions de la loi HPST du 21 juillet 2009 relatives à la délivrance de la contraception dans les services universitaires et interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé (SUIMPPS) en la limitant à la seule contraception d’urgence et en autorisant les infirmiers exerçant dans ces services à procéder à la délivrance et l’administration de cette contraception de rattrapage.(source : le salon beige)

Tentatives croissantes d’imposer la culture de mort à l’ONU

Durant les mois d’été,  le Secrétariat Général des Nations Unies a publié un rapport du Comité des Droits de l’Homme qui affirme que toutes les nations devraient accepter que les femmes et les filles aient un droit d’accès

à l’avortement pour que celles-ci puissent jouir de leurs droits de l’homme. Le rapport, rédigé par le rapporteur

spécial de l’ONU Anand Grover , fait le lien entre l’avortement à la demande et le droit fondamental au

standard le plus élevé de santé physique et mentale. Selon lui, “les lois pénalisant et réduisant l’avortement [IMG et IVG] sont des exemples par excellence d’entraves inacceptables à la réalisation des droits des femmes à la santé, et doivent être éliminées”. M. Grover poursuit en disant que la seule légalisation de l’avortement est (certes nécessaire mais) pas suffisante pour considérer que les Etats ne sont pas coupables de violation du droit

 

des femmes à la santé. Les Etats doivent aussi activement promouvoir la procédure. [...]

Espagne : procès contre la pilule du lendemain

L'association nationale des avocats chrétiens en Espagne souhaite poursuivre les ministres responsables de sa diffusion pour « négligences graves ». Il leur est reproché d'avoir autorisé la vente de la pilule sans ordonnance

malgré les risques graves et même mortels que cette molécule peut faire encourir à la santé. Risques qui sont connus depuis plus de 30 ans .De même, l'association espagnole pour la défense du droit à l'objection de conscience a rédigé une lettre ouverte aux présidents des Collèges de pharmaciens demandant leur soutien pour obtenir le droit pour les pharmaciens de refuser la vente de la pilule du lendemain.

Refus de l'avortement au Liechtenstein

La population du Liechtenstein a refusé de légaliser l'avortement, en votant contre une initiative populaire en ce sens soumise à référendum.

Grande-Bretagne : débat au Parlement sur l'avortement

Au parlement anglais, la députée conservatrice Nadine Dorries s’apprête à déposer un amendement visant à restreindre les facilités d’accès à l’avortement en Grande Bretagne, où l’IVG est actuellement autorisé

jusqu’à 24 semaines de grossesse. Après avoir tenté sans succès en 2008 de réduire ce délai maximal, elle s’attaque désormais à la prise en charge des entretiens pré-IVG par les cliniques où ceux-ci sont pratiqués.

 Elle souhaite qu’ils soient désormais externalisés vers des organismes indépendants, et qu’un délai de réflexion pouvant aller jusqu’à 10 jours soit requis pour les femmes qui font une demande d’intervention.

Les sages-femmes ne pratiqueront pas l'avortement par voie médicamenteuse

Pour la seconde fois, le Conseil constitutionnel a invalidé la pratique de l’IVG médicamenteuse par les sages-femmes (décision JO 11 août 2011).
En effet, le 24 mai dernier,  l’amendement scandaleux Poletti-Boyer avait été réintroduit dans la loi HPST; cet amendement prévoyait d’autoriser dans une région donnée (celle qui présente le plus fort taux d’avortements) la pratique des avortements médicamenteux par les sages-femmes.
Le Conseil d’Etat, durant l’été 2009, avait déjà annulé la procédure pour une question de délai. Les demandeurs ont donc reformulé la demande en la complétant.

Choisir la Vie, qui avait, à de nombreuses reprises, exprimée à ce sujet son mécontentement auprès des parlementaires et sénateurs et qui s'était mobilisée pour demander la saisine du Conseil constitutionnel, n'a pu que se sentir soulagée de la décision de ce dernier.
La prescription d’une IVG médicamenteuse restera toujours contraire à l’essence du métier de sage-femme dont la formation et les compétences sont orientées vers l’accompagnement et l’accueil de l’enfant à naître. Les obliger à devenir des auxiliaires de la médecine pour la pratique de l’avortement, met en péril le sens et les motivations attachés à la qualité de leur savoir-faire qui doit être préservé.  


A la poursuite de l'enfant parfait...

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BIOETHIQUE : les sénateurs banalisent le diagnostic prénatal.

          Quand le fantasme de l’enfant parfait devient réalité.

             Par  Cécile EDEL, présidente de Choisir la Vie

 

 Alors que le 8 avril dernier, le Sénat avait déjà voté un amendement extrêmement inquiétant  visant à supprimer la condition de la nécessité médicale pour le recours au diagnostic prénatal (DPN), la commission spéciale de l’Assemblée nationale préparant l’examen du projet de loi de bioéthique en 2ème lecture vient de franchir un nouveau pas dans la chosification de l'embryon et le non respect de sa dignité.

Ainsi, il convient de relever que cette commission spéciale a avalisé :

-         la suppression du principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon

-    la systématisation du diagnostic prénatal en inscrivant l'obligation pour le médecin de le proposer à toute femme enceinte sans considération de son état médical  (âge, antécédents...)

-        l'autorisation du don de gamètes par des individus, hommes ou femmes non encore parents

Avec ces nouvelles dispositions le dépistage devient systématique puisque le professionnel, le médecin, se verra ainsi obliger de proposer ce dépistage à  la patiente, même si celle-ci n’a aucun risque potentiel d’avoir un enfant « handicapé », cette dernière décidant seule d'y  recourir  pour « traquer » les éventuelles infirmités de son bébé. Ne soyons d’ailleurs pas naïfs à ce sujet ; si un éventuel handicap est détecté, dans la plupart des cas, un avortement est ensuite préconisé.

Au regard de cette dérive banalisant un peu plus encore le DPN et le dépistage,  l’envie ne manque pas de rappeler à nos sénateurs quelques éléments des Etats Généraux de la Bioéthique parmi lesquels la réflexion de nos concitoyens au sujet du DPI et DPN. Ces derniers  avaient, en effet, tenu à préciser que  « l’exercice de la médecine, irréductible au simple usage d’une technique, engage toujours une certaine idée de l’homme ? (p 40) et que « ni la maladie ni le handicap n’altère notre humanité, que nos différences définissent notre humanité commune, que la solution au handicap passe exclusivement par la recherche sur la maladie et non par l’élimination»  Voici là une bien sage réflexion !

Il est étonnant de constater, alors, combien aussitôt, ces grands principes fondant le caractère pleinement humain d’une civilisation érigés, ces derniers sont quasi immédiatement et sans que cela ne semble poser un quelconque problème éthique,  bafoués par nos élus supposés « sages ».

Sans nul doute, les nouvelles technologies médicales ont produit des modifications radicales en particulier dans le domaine de la procréation. Et, si nous souhaitons être au plus juste dans la recherche des enjeux éthiques et psychologiques de ces  biotechnologies, on ne peut se faire l’économie des questions suivantes :

 - Puisque nos concitoyens eux-mêmes semblent convaincus que « l’exercice de la médecine engage une certaine idée de l’homme », demandons nous alors quelle idée de l’homme est  véhiculée au travers des diverses techniques de dépistage ? La nature de l’homme, comme nombreux s’accordent à le dire, serait au delà de son handicap ou de sa maladie mais, alors pourquoi ceux-ci conditionneraient-ils malgré tout son droit d’exister ou non ?

- Que peut véhiculer dans l’inconscient collectif la notion même de diagnostic prénatal ou diagnostic pré-implantatoire ? Diagnostiquer, c’est dévoiler une maladie. Une fois la maladie révélée…qu’en fait-on ? Que fait-on de la maladie et que fait-on du malade ? Car il s’agit bien de cela d’un malade et d’une maladie.

- Que dire d’une société où la fragilité, la maladie n’a pas sa place ? La diversité humaine, la maladie sont constitutives de la destinée humaine. Si la maladie n’est plus acceptée en tant que telle c’est le malade, le handicapé, la personne déficiente, qui est rejeté de la sphère des humains et qui n’a plus droit de cité.

- Qu’envoyons-nous comme message à toutes les personnes atteintes d’une grave maladie ou handicap ? Comment les respecte-t-on ? Peut-on prétendre les respecter, voire se prévaloir de contribuer à leur meilleure insertion dans la société, si on leur signifie par nos actes qu’elles ne sont pas les bienvenues puisque leur pairs, qui leur ressemblent dans leur différence, sont éliminés parce que non conformes à une certaine idée de perfection ?

Il est normal de craindre la maladie et d’éviter celle-ci mais pas d’éviter le malade ! La personne handicapée n’existe plus alors pour elle-même mais seulement par sa maladie. Sa maladie existe mais elle non. Les deux sont amalgamés.

 

Aujourd’hui, les progrès dans la maîtrise des techniques médicales et  les avancées récentes dans le dépistage du handicap ou des maladies graves, permettent malheureusement aux praticiens de répondre à des demandes de conception, de réparation, d’ «élimination » parfois totalement irraisonnées. Ces progrès sont également à l’origine d’un changement de mentalités.

En effet, il ya plusieurs  années,  lorsque la notion de dépistage n’était pas d’actualité, à l’annonce par exemple d’une naissance d’un enfant très gravement atteint, c’était la notion de « deuil de l’enfant imaginaire », qui était imposée aux parents comme une épreuve obligée.

Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte où la naissance obligatoire d’un enfant non  handicapé, non malade peut être imaginée, et surtout entrée dans le champ du possible. Les parents peuvent ainsi se sentir fondés à rêver d'un enfant parfait et à attendre de la médecine l'accomplissement de ce rêve. Pourquoi les parents ne profiteraient-ils pas au maximum de ces nouvelles technologies pour donner naissance à l’«enfant de leurs rêves», rayonnant de santé et de talents?

Un dangereux fantasme se profile pourtant derrière ce bel espoir, et ce danger est bien affirmé par  de nombreuses voix parmi les communautés bioéthique et scientifique, les organisations de défense des handicapés qui nous imposent de réfléchir aux dangers des tentatives d’«amélioration» génétique de l’espèce humaine.

Pourquoi, cette attitude persistante de rejet de la différence ? Pourquoi dépister tous handicaps potentiels jusqu’à éliminer l’être même porteur de ce handicap est il devenu une obsession chez certains ?

Si nous nous fondons sur une démarche psychologique, l’analyse des représentations inconscientes que suscite inévitablement le handicap et l’analyse du mythe de l’enfant parfait (mythe qui malheureusement aujourd’hui peut devenir réalité grâce aux nouvelles techniques comme le DPI ou le DPN) peuvent nous apporter quelques éléments de réponses.

Attardons nous sur les représentations que nous avons du handicap.

-       Le handicap, bien entendu, décourage. La réalité biologique a en effet des conséquences irréversibles qui contraignent à abandonner, pour une large part, l’espoir de guérison. Le caractère irrémédiable du handicap a malheureusement pour effet de briser l’élan thérapeutique.

-       Le handicap fait également peur car il nous confronte  aux limites de l’humain. L’enfant handicapé, par son étrangeté, révèle en fait, comme dans un « miroir brisé »[1],notre propre étrangeté. L’enfant handicapé ne peut qu’envoyer à ses parents une image déformée, tel un miroir brisé, dans laquelle ils ont du mal à reconnaitre l’enfant attendu, l’enfant qui se situe dans la filiation et qui doit les perpétuer après la mort. Cet enfant là, certes, est loin de l’enfant espéré ; il nait à rebours du mythe de l’enfant attendu, sain, sans tare voire parfait. Il vient donner corps à quelque chose d’irreprésentable. Aucune représentation ne permet de donner forme à cet évènement, ou plutôt, les représentations sont si intolérables qu’elles sont chassées du conscient.

Mais l’enfant espéré, attendu, imaginaire qui naît du désir d’enfant n’est il pas un mirage ? Beaucoup d’auteurs se sont prononcés sur le fait qu’accomplir ce désir là était en fait accomplir le désir le plus chargé en leurres car l’enfant du désir est un enfant imaginaire, porteur inévitablement d’un fantasme : celui de l’enfant parfait. L’enfant qui arrive, l’enfant réel semble ainsi toujours être à une certaine distance de ce que ces parents avaient espéré. De ce fait, la réalisation du désir d’enfant est d’autant plus troublante que l’enfant réel ne semble pas toujours être l’enfant du désir.

Si concrètement, par un dépistage précoce, l’être humain différent, est éliminé, si la différence, l’imperfection est reléguée au rang de l’inacceptable, alors,  dans l’inconscient collectif, le message véhiculé sera que notre propre existence est corrélée à des conditions particulières. La notion de projet parental vient d’ailleurs bien confirmer cette idée.

Si l’être humain ne tire son existence que du « projet parental » et de la toute puissance du désir que ses parents projettent sur lui alors, la personne handicapée ne peut exister car le handicap est obligatoirement exclu du « projet parental ». Qui aurait comme projet d’avoir un enfant handicapé ? La différence est exclue. L’enfant, puis l’adulte qu’il deviendra, doit être conforme au projet que ses parents, que la société a sur lui.

« De fait, l’enfant non désiré, non parfait qui nait en dehors d’un projet parental , n’a plus aucun droit, puisqu’il a perdu celui qui prélude à tous les autres, le droit d’exister ! Cette idéologie de l’enfant désiré est donc une sentence de mort, dont l’exécution en suspens ne dépend que de la décision des parents. Et pourtant, en aucun cas, l’accueil de l’enfant ne doit être subordonné aux aléas du désir qu’on a de lui. La reconnaissance de son humanité est inhérente à la personne humaine et ne dépend pas de conditions qui lui sont extérieures et qui varient avec la versatilité des modes et des éthiques de circonstances. »[2]

Comment peut-on nier que les tests de dépistage et la notion de projet parental, posent de véritables problèmes éthiques ? Le débat sur un nouvel eugénisme réactualisé par le vote très inquiétant du Sénat le 8 avril, veut rappeler que le bébé sans défaut est une chimère, que la poursuite de l’enfant parfait est vaine et porteuse de conséquences tragiques pour l’enfant, ses parents et la société tout entière. Il veut aussi nous mettre face à cette question : les parents ont-ils le droit de dessiner l’enfant dont ils ont rêvé, de décider même de ses caractéristiques, de son sexe, de ses qualités physiques?  Les parents ont-ils le droit de décider quel enfant, en fonction de son potentiel génétique ou physique mérite de vivre et quel est celui qui doit mourir?

«Un enfant est une personne à part entière, irréductible dans son essence à la volonté des parents.

 Etre parents, n’est-ce pas aimer l’enfant que l’on a tel qu’il est plutôt que d’exiger l’avoir tel qu’on le veut » (Axel Kahn, Généticien, président de l’université Paris-Descartes)



[1] Simone Sausse, Le miroir brisé,Calmann-Lévy, Paris, 1996

[2] Dr Philippe de Cathelineau, les lendemains douloureux de l’avortement, C.L.D., Paris, 2003


Dimanche 29 Mai: Journée Nationale pour la Vie

Dimanche 29 Mai: Journée Nationale pour la Vie

Chers amis,

Dimanche 29 mai, c'est la fête des mères mais c'est aussi la Journée nationale pour la Vie, demandée par le bienheureux pape Jean Paul II et instituée par les évêques de France le jour de la fête des mères.
Cette journée est l'occasion de témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine dès la conception.


Vous pouvez
:

    - coller des affiches dans votre paroisse et chez vos commerçants (affiches à demander par mail à pdeponcins@yahoo.fr),

    - aller à la veillée de prière du jeudi 26 mai à Notre Dame de Paris organisée par le diocèse de Paris ; Programme: http://www.paris.catholique.fr/Grande-veillee-de-priere-pour-la-vie.html

    - proposer votre aide à votre antenne AFC pour la quête effectuée dimanche au profit des maisons d'accueil pour les femmes enceintes en difficulté,

    - en parler à votre curé en lui présentant la plaquette JNV (qui donne des pistes d'actions pour cette journée) et lui suggérer d'inclure une intention de prière lors de la prière universelle de la messe du 29,

    - organiser vous même des actions (exemple: expositions de peinture ou d’œuvres sur la thème de la maternité, distribution de ballons JNV aux enfants...)

Je vous remercie de votre soutien et me tiens à disposition pour tout renseignement complémentaire,

Cécile EDEL
Présidente
www.choisirlavie.fr


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